Dans un contexte de formation, l’immersion dans le monde du travail est un critère important, pour la simple et bonne raison qu’elle procure un aperçu réel des tâches et des responsabilités incombées aux professionnels dans un environnement de travail réel. Deux formats existent pour intégrer de l’expérience professionnelle à sa formation : le stage en entreprise, et les périodes en entreprise via l’alternance. On vous décrypte tout ça !
Dans un contexte de formation, l’immersion dans le monde du travail est un critère important, pour la simple et bonne raison qu’elle procure un aperçu réel des tâches et des responsabilités incombées aux professionnels dans un environnement de travail réel. Deux formats existent pour intégrer de l’expérience professionnelle à sa formation : le stage en entreprise, et les périodes en entreprise via l’alternance. On vous décrypte tout ça !
Commençons notre comparaison de ses deux formats à travers le statut qu’ils octroient. Dans le cas d’un stage, ce qui lie le stagiaire à son entreprise d’accueil et à son établissement de formation est une convention. On la dit “tripartite” quand celle-ci regroupe les signatures de trois entités. Une convention n’est cependant pas un contrat. Cela signifie que le stagiaire ne pas considéré comme un salarié de l’entreprise.
Dans le cas de l’alternance, c’est bien la signature d’un contrat qui va lier l’alternant, son entreprise et l’école de sa formation. Ce contrat peut-être un contrat d’apprentissage, accessible aux 18-29 ans révolus*, ou un contrat de professionnalisation, accessible aux personnes de plus de 29 ans. Comme l’alternant a contractualisé avec une entreprise, il devient salarié à part entière le temps de sa formation.
L'alternant devient salarié à part entière
Le contrat d’apprentissage ou de professionnalisation faisant office de contrat de travail, l’alternant est donc soumis au code du travail. Cela signifie qu’il bénéficie du statut de salarié de l’entreprise mais également des mêmes droits et devoirs que tous les autres. On note par exemple :
* également accessible aux personnes reconnues travailleurs handicapés ou sportifs de haut niveau
Bonne nouvelle, le stage et l’alternance sont tous deux possibles à l’étranger, mais sous certaines conditions. L’alternance, du fait de son lien avec le Code du Travail, est plus contraignant car il peut être incompatible avec le code du travail du pays d’accueil. Le cas de figure qui échappe à cette contrainte est si l’entreprise internationale d’accueil est française. Côté stage, c’est plus simple. Parce qu’il n’octroie pas le statut de salarié et n’impose pas la loi française, il offre une certaine liberté à l’international. Cependant, puisque le droit français ne s’applique pas à l’étranger, certains droits normalement octroyés en France n’ont pas lieu, notamment en termes de rémunération.
Mélanie L., une de nos employés, nous parle d’une précédente expérience de stage dans le Tourisme :
En 2018, j’ai fait un stage pendant 4 mois au Canada, chez un Tour-Opérateur au Québec. J’y avais intégré l’équipe des demandes réceptives, c’est-à-dire les demandes de voyages entrants au Canada. Étant donné qu’il s’agissait d’un stage, la demande de visa pour entrer le pays était très simplifiée par rapport à d’autres situations. Le gouvernement canadien proposait effectivement un visa exprès pour ce type d’expérience. Sur ces 4 mois, je n’ai certes pas eu de salaire, mais le simple apport en expériences et en compétences concrètes comblait à mes yeux ce manque de fonds temporaires (et puis, mon entreprise avait eu la gentillesse de payer mes vols aller-retour en compensation). J’en suis ressortie encore plus convaincue que la pratique sur le terrain était la meilleure façon d’apprendre.
Un autre point qui différencie ces deux modèles d’immersion en entreprise est leur durée. Le stage est généralement plus court qu’un contrat d’alternance. Sa durée maximum aux yeux de la loi est de 924 heures, soit 6 mois, que ce soit en France ou à l’étranger. Généralement, il se réalise en fin de parcours de formation ou d’études, et d’un seul bloc. Bien qu’il offre une fenêtre bienvenue sur le milieu professionnel, sa durée rend parfois difficile la réalisation de projets sur le long terme. Les missions confiées sont donc généralement de nature participative. Les stages les plus courts durent juste une semaine et sont généralement des stages d’observation.
Un contrat d’alternance, quant à lui, peut durer jusqu’à 3 ans **. Durant cette période, l’alternant jonglera entre des périodes de formation (cours en classe ou formation en e-learning) et des périodes en entreprise. Cette alternance entre les différentes périodes est définie par un calendrier de formation, qui détaille la durée de ces périodes pour toute la durée du contrat. L’alternant aura donc l’occasion de s’investir à 100% dans l’entreprise et d’avoir une réelle évolution dans ses missions et responsabilités.
** porté à 4 ans si reconnu travailleur handicapé ou sportif de haut niveau
En règle générale, le stagiaire doit payer des frais de scolarité ou de formation pour pouvoir bénéficier d’une immersion en entreprise inclus dans son cursus. Ces frais seront drastiquement différents selon si la formation ou le cursus est proposé par des établissements publics ou privés.
Dans le cas de l’alternance, c’est tout le contraire. À la condition qu’il signe un contrat d’alternance, l’alternant bénéficie de la gratuité de sa formation ! En effet, les frais sont entièrement pris en charge par l’entreprise employeur, plus particulièrement, l’Opérateur de Compétence (OPCO) auquel il est rattaché. Aucun reste à charge n’est donc à prévoir !
Que ce soit dans le cadre d’un stage ou d’une l’alternance, une rémunération est effectivement versée par l’entreprise. En stage, l’employeur a l’obligation de verser ce que l’on appelle une gratification, mais uniquement dans le cas où la durée du stage dépasse 2 mois. La gratification de stage est calculée en fonction du plafond horaire de la sécurité sociale (4,35€ de l’heure en 2025). Il sera donc bon de pointer ses heures de présence en entreprise pour suivre son temps de travail exact. Bien sûr, l’employeur peut offrir plus s’il le souhaite, et donner accès aux avantages en nature.
En alternance, qui dit contrat de travail dit évidemment salaire. Ici, c’est la loi qui définit la grille des salaires touchés par l’alternant. Pour un contrat d’apprentissage, les salaires sont calculés en fonction de l’âge de l’apprenti et de l’année de formation en cours. Ainsi, en 2025, un apprenti ayant entre 18 et 20 ans en 1ère année de sa formation touchera un salaire brut de 27% du SMIC, soit 486,48€.
Stage et alternance offrent tous deux une précieuse immersion en entreprise, tout en présentant des différences qu’il est important d’appréhender. Selon les objectifs, un stage sera peut-être plus adapté, ou inversement. La modalité de la formation définit généralement la possibilité ou non de faire un stage ou une alternance.
À l’Académie du Tourisme, quasiment tous nos cursus sont disponibles en alternance. Cependant, si vous optez pour la formation continue, des stages sont également possibles selon la formation. C’est le cas de la formation au métier de Responsable de Petite et Moyenne Structure (option Tourisme) qui impose un stage en entreprise de 210 heures minimum.
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